Vendredi, Avril 06, 2012

Notion fondamentale: premier droit historique

Le Mouvement National de Libération de  l’Azawad (MNLA) a été crée pour un seul objectif primordial ; même si plusieurs buts en découlent. Cet objectif vise l’orientation du militantisme Azawadien vers des grandes cibles qui représentent le vrai vœu  de la nation Azawadienne. Le dit vœu  auquel, aspire toute la nation est la restitution de la terre. Ce terme de restitution n’est nullement un terme fortuit, mais une notion fondamentale qui signifie quelque  chose de morale ou matérielle qui avait existé, n’existe plus et qu’il faut ressusciter.  La restitution de la terre s’obtient par la volonté décisive des autochtones sur le processus politique. Malheureusement, cette volonté fut étouffée dans son embryon il y a 116 ans.

Donc, le combat s’avère plus que nécessaire pour récupérer ce droit. Tout colonisateur opère d’abord par l’occupation des lieux, puis œuvre avec des moyens malicieux qui extirpent tout sentiment de patriotisme aux autochtones.

Ainsi, nous savons tous qu’avant la pénétration occidentale  en 1894, l'Azawad (Nord-Mali actuel)  était une zone structurée en royaumes alliés qui exerçaient leur autorité sur tout le territoire. Ces royaumes géraient normalement toutes les questions d’ordre économiques et politiques. Et l’Azawad possédait tous les atouts pour un meilleur développement. C’était l’époque où Tinbouctou était la destination prisée des savants, des étudiants et chercheurs européens que musulmans. En effet ce qui faisait sa renommée c’était son artisanat, sa civilisation et son commerce qui rayonnaient sur toute l’Afrique occidentale et du nord. Ceci signifie que l’Azawad était en avance sur beaucoup de ses voisins  sur le plan politique, économique et culturel.

Donc en d’autres termes, la proposition Azawadienne est le retour jusqu’à la racine, pour corriger les erreurs d’avant 1960, date à laquelle l’Azawad a été rattaché au Mali par un acte nul qui ne tient plus. En effet, cet acte est édifié sur les bases de la corruption et de l’exploitation sous toutes ses formes.  Tous ces constats néfastes, offrent aujourd’hui aux habitants du Sahara et du fleuve Niger le choix de rester sous le joug « colonial »  ou d’en découdre définitivement. Ce qui signifie également qu’ils ont droit à l’autodétermination. Le M. N.L.A a été fondé pour l’atteinte de cet objectif à partir du quel ressortent plusieurs droits. Aussi, le M.N.L.A persiste sur la conjugaison des efforts dans l’unité nationale, condition préalable pour l’atteinte de ce but.

Ce n’est pas une ethnie, une tribu moins un groupe de tribus qui s’entretuent quotidiennement et sans cause, qui fonde une patrie, mais c’est un peuple soudé qui peut édifier un pays fort. *

Le peuple en terme politique n’implique pas forcement une ethnie, mais un groupement humain fixé sur un territoire donné et relié par des relations communes. Celui-ci partage un objectif commun, une ambition unique et un mode de vie commun ; ceci est l'exemple typique aux habitants de l’Azawad qui représentent une seule nation dans toutes ses dimensions. C’est pour cette raison que le M.N.L.A en appelle aux patriotes revanchards de la nation à resserrer les rangs.  Les citoyens, ce sont ceux-là qui, par leur âme et caractère relèvent de la nation avant tout autre chose. Ce sont ceux qui entreprennent tout projet en fonction de ce qu’ils donnent à la nation. Ce sont eux également les individus qui ont aimé la nation et ont aimé tout ce qui émane d’elle. De même, ils considèrent comme ennemi tout ce qui est contre la nation, idéologiquement ou matériellement. Les unifiés sont ceux qui croient que l’unité de la nation est une obligation à les soustraire aux malheurs qu’ils vivent.

Cependant, il n’y a pas de sortie à notre calvaire qu’en s’unifiant, et l’unité ici signifie le travail sur l’orientation, l’unification des forces de la nation pour la restaurer, en rejetant tout projet de division ethnique, politique, religieuse de la nation Azawadienne.

Donc il est certain que l’appel que nous adressons aux fils de l’Azawad est celui que chacun de nous émet envers l’autre. Il est aussi indéniable que chacun de nous sait où se situe notre problème, comme nous l’avons su, le Mali est arrivé pour prendre et non pour donner. Primo, le Mali ne donne rien, secundo même s’il veut donner il n’a rien à donner. Ainsi nous savons que c’est le Mali qui dépend de l’Azawad et ne peut rien faire contre ce dernier dans tous les domaines. Ce dans quoi le Mali excelle, c’est l’instauration de la zizanie, les guerres fratricides dans l’Azawad.

Le Mali n’a pas de moyens pour combattre le terrorisme qu’il a lui-même importé. Par la suite, il se fait pompier pour justifier sa présence, en même temps il en profite pour demander des fonds aux partenaires.

Alors, nous constatons aujourd’hui que le Mali est bel et bien un exemple de pays d’échec.

Bureau d’orientation du M.N.L.A