Mercredi, Octobre 31, 2012

Mouvement National de Liberation de l'Azawad

COMMUNIQUÉ N° 35 DU 30 OCTOBRE 2012

Un nouveau massacre de 52 civils commis par des éléments de l’armée malienne

 

Le 25 octobre 2012, à Tolletene, un détachement de l’armée malienne a massacré 52 personnes civiles appartenant à l’ethnie touarègue. Cliquer ici pour voir la vidéo du crime.

Le massacre a eu lieu dans un campement installé près de Djoura, dans la région de Mopti. Le détachement de l’armée malienne est venu de Djabally. Une mission d’anciens gendarmes a été envoyée sur place par le MNLA pour effectuer une enquête.

C’est avec la plus grande inquiétude que le MNLA a pris connaissance de ces crimes odieux. Ils prouvent une fois de plus le manque de discipline de l’armée malienne et le danger qu’elle représente pour les populations de l’Azawad.


Fait, le 30 octobre 2012

 

Moussa Ag Assarid

Membre du Conseil Transitoire de l'Etat de l'État de l'Azawad (CTEA)

Chargé de la Communication et de l'Information

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COMMUNIQUÉ N° 34 DU 24 OCTOBRE 2012

EXÉCUTIONS SOMMAIRES DE CIVILS AZAWADIENS PAR L'ARMÉE MALIENNE

 

Le MNLA a appris, avec tristesse et stupéfaction, l’assassinat d’au moins neuf civils touaregs (tamachek) par la tristement célèbre unité de l’armée malienne positionnée à Diabali au nord de Ségou au Mali.

Douze hommes ont été capturés le lundi 22 octobre 2012 vers 10 heures (TU) sur le site d’une fixation de populations nomades près du lieu dit « Robinet Echeikh » au nord de Sokolo à 75 kilomètres de Diabali par une patrouille de l’armée malienne partie du poste de Diabali, celui là même où furent froidement exécuté le 8 septembre dernier 16 civils en majorité mauritaniens. Après recoupement de plusieurs témoignages dont le rescapé (le seul teint noir), il est établi que neuf des personnes enlevées ont été lâchement exécutées sur le chemin de retour de la patrouille dans la forêt qui borde le poste. Dans ce campement, cette patrouille militaire, a emporté, entre autres, un véhicule 4x4, 3 motos et 3 chargements de moutons. Ces massacres de civils répétés montrent encore une fois la véritable nature de l'armée malienne.

Le MNLA condamne ce crime odieux et crapulé avec la dernière rigueur, adresse ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées et réclame auprès de la communauté internationale une enquête indépendante urgente.

Les populations azawadiennes, songhaïs, touarègues, maures et peulhs n’ont que trop enduré les stigmates de la désolation et de la violence aveugle entretenue aussi bien par le Mali que par les groupuscules mafieux qui lui sont directement ou indirectement affiliés et insidieusement installés sur le territoire de l’Azawad depuis plusieurs années.

Le silence de la communauté internationale face aux crimes commis contre des civils azawadiens par l’Etat malien et son armée, devient assourdissant et ressemble désormais à une coupable indifférence s’agissant de la vie et de la dignité humaine.

Aussi, nous exigeons de la communauté internationale une condamnation urgente de la série d’assassinats et d’exécutions sommaires de civils azawadiens par les forces maliennes et leurs milices depuis le début du conflit opposant l’Azawad au Mali. Nous demandons à ce que ces massacres s'arrêtent et que les auteurs soient traduits devant la justice.

Le MNLA informe solennellement, la médiation de la CEDEAO, les pays du champ, l’Union Africaine, l’Union Européenne et le Conseil de Sécurité des Nations Unies ainsi que l’envoyé spécial pour le Sahel de l'ONU, que si de telles pratiques ignobles se poursuivaient, notre mouvement ne se sentirait plus tenu par son engagement de mettre fin aux opérations militaires, décidé unilatéralement et scrupuleusement observé à partir du 5 avril 2012.

Fait le 24 octobre 2012

Moussa Ag Assarid

Membre du Conseil Transitoire de l’Etat de l’Azawad (MNLA)

Chargé de la Communication et de l’Information

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DÉCLARATION DE SOUTIEN DES JEUNES SONGHAÏS AU GHANA

Déclaration de soutien au MNLA

 

Du 15 au 18 octobre 2012 à Accra, au Ghana s'est tenue une rencontre des Jeunes Songhaïs résidents au Ghana afin de participer activement aux événements qui se déroulent actuellement dans l'Azawad.

 

L'objectif principal de cette rencontre est de de joindre nos forces à tous nos frères Azawadiens pour chercher une solution définitive au conflit qui oppose L'Azawad au Mali depuis plus de cinquante ans.

 

Nous, les Jeune Songhaïs de l'Azawad au Ghana, soutenons le Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA) qui est le représentant légitime de notre peuple.

 

Nous demandons au gouvernement du Ghana, à l’ONU, à la CEDEAO, à l'Union Africaine (UA) et à l'Union Européenne (UE) de travailler avec le MNLA pour trouver une solution juste et définitive à cette crise qui n'a que trop duré.

 

Par la résolution 2071 (12 octobre 2012) du Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui ouvre la voie à une intervention militaire pour chasser de l'Azawad les narco-terroristes et leurs alliés, nous demandons à la CEDEAO et à toutes les parties concernées de coopérer avec le MNLA afin d'atteindre cet objectif.

 

VIVE L'AZAWAD LIBRE, JUSTE ET DIGNE DANS LA PAIX ET L'UNION

 

Fait à Accra, le 18 Octobre 2012

 

 

Boubacar Maïga

 

Porte Parole des Jeunes Songhaïs au Ghana

 

Contacts: (+233) 244687525/ 266382945

   

COMMUNIQUÉ DE PRESSE n°33 du 13 OCTOBRE 2012

Communiqué du Mouvement National de Libération de l'AZAWAD (MNLA) suite à la résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU

 

Dans sa résolution 2071 du 12 octobre 2012, le Conseil de Sécurité des Nations Unies s’est déclaré favorable « à ce qu’une force armée internationale prête son concours aux forces armées maliennes en vue de la reconquête des régions occupées du nord du Mali ».

 

Le Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA) salue cette décision dans la mesure où elle vise les groupes terroristes qui tyrannisent les populations de l’Azawad.

 

Néanmoins, nous nous inquiétons, qu’usant du mot « reconquête », la résolution contienne une part d’ambiguïté. Elle pourrait en effet signifier la remise totale du contrôle des régions de l'Azawad aux autorités de Bamako, sans tenir compte des aspirations légitimes de la population de cette région.

D’autre part, à aucun moment, la résolution ne met en évidence l’existence du MNLA. Nous avons donc des raisons de craindre qu’une offensive militaire, faute d’une identification claire de l’ennemi, ne nous mette, contre notre volonté, sur une position défensive.

 

Voilà pourquoi nous sollicitons instamment l’ouverture de discussions entre la direction du MNLA et les différents acteurs intervenant sur ce dossier.

Toutefois, il convient de rappeler que la participation du MNLA dans toutes les phases de cette intervention constitue le préalable pour son succès avec efficacité et efficience.

 

Ceci pour le bien et la sécurité de tous, et au nom des principes laïcs et démocratiques qui nous inspirent.

 

Fait le 13 octobre 2012

 

Moussa Ag Assarid

Membre du Conseil Transitoire de l'État de l'Azawad (CTEA)

Chargé de l'Information et de la Communication

 

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