Mercredi, Novembre 14, 2012

Mouvement National de Liberation de l'Azawad

DÉCLARATION DE BILAL AG ACHERIF

ETAT DE L’AZAWAD

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Unité – Liberté - Justice

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BUREAU POLITIQUE DU MOUVEMENT

NATIONAL DE LIBÉRATION DE L'AZAWAD

(MNLA)

 

Déclaration /SG-MNLA

Le Secrétaire Général du MNLA,

 

Considérant les principes généraux contenus dans la plateforme politique du MNLA pour le règlement définitif du conflit qui oppose l’Azawad au Mali,

Considérant les conclusions, résultats et décisions des différentes missions et rencontres organisées et suivies sur le territoire de l’Azawad,

Considérant la vision, les orientations et les propositions des chefs coutumiers, leaders religieux et communautaires, des personnes ressources, des cadres et notabilités de l’Azawad,

Considérant la restructuration des forces armées de l’Azawad par la mise en place d’un commandement militaire capable de mener efficacement les missions des forces armées et de sécurité de l’Azawad,

Considérant les différents contacts et discutions entamés avec les acteurs internationaux,

Considérant les conclusions et décisions issues des rencontres des membres du CTEA, tenues à Ménaka et à Ouagadougou, respectivement les 05 et 12 Novembre 2012,

Considérant les conclusions de la Session Extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) tenue le 11 Novembre 2012 à Abuja, République Fédérale du Nigeria,

 

  1. Appelle la communauté internationale à engager avec le MNLA des concertations directes pour la recherche d’une solution durable au problème de l’Azawad, dans l’optique de garantir au peuple de l’Azawad son droit à l’autodétermination ;

  2. Appelle tous les fils de l’Azawad à l’unité et à la cohésion pour la recherche de la paix et de la stabilité dans l’Azawad;

  3. Demeure conscient qu’une intervention militaire de la communauté internationale telle que conçue par la CEDEAO, constitue une source d’inquiétude car ne correspondant pas à la vison et à la volonté des populations de l’Azawad qui en seront sans nul doute les premières victimes innocentes;

  4. Reste convaincu que le recours à la force ne contribuera qu’à embraser toute la région et ne saurait apporter une solution au problème de l’Azawad ;

  5. Estime que l’ouverture au dialogue entre les parties en conflit constitue la seule voie de règlement politique définitif de la question de l’Azawad, surtout avec la disponibilité des azawadiens au règlement politique et pacifique de la crise ;

  6. Déplore le discours actuel du Mali et ceux qui le partagent tendant au recouvrement du territoire de l’Azawad au profit du Mali. Ceci est contraire à la vision et aux attentes des azawadiens exprimées depuis plus de cinquante ans et matérialisées par d'énormes sacrifices. Le Mali profite de la guerre contre le terrorisme au Sahel pour faire l'impasse sur la solution politique du conflit qui prévaut dans l'Azawad depuis plus d'un demi siècle et contraire à la résolution 2071 du Conseil de Sécurité de l'ONU qui privilégie un règlement par la négociation avec le MNLA. Le discours du Mali remet en cause tout effort de règlement pacifique et politique du conflit et constitue une entrave à l'action de la communauté internationale ;

  7. Rejette, une fois encore, toute présence de groupes extrémistes étrangers et de narcotrafiquants sur le territoire de l’Azawad et les appelle, à nouveau, à quitter sans délai l’Azawad, le cas échéant le recours à la force devient nécessaire ; la présence de ces groupes constituent une réelle menace et une source d’insécurité pour les populations de l’Azawad ;

  8. Condamne avec la dernière vigueur les multiples exactions commises par l’armée malienne sur les populations de l’Azawad ainsi que les enlèvements et détentions arbitraires de personnes en raison de leur appartenance ethnique et tribale ; à cet effet, le MNLA invite le médiateur de la CEDEAO, les organisations de défense des droits de l’homme à réagir et à condamner ces pratiques qui constituent une menace du cessez le feu décidé unilatéralement par le MNLA ;

  9. Déplore l’attitude de la communauté internationale et des organisations de défense des droits de l’homme qui sont restées silencieuses et passives sur les récents massacres commis par l’armée malienne sur des personnes civiles touarègues innocentes, notamment à Diabali (région de Ségou);

  10. Appelle les Organisations Non Gouvernementales (ONG) à apporter une réponse aux problèmes liés à la situation humanitaire désastreuse des populations de l’Azawad de l’intérieur et celles réfugiées dans des pays voisins, prioritairement dans les domaines scolaire, sanitaire, alimentaire et d’accès à l’eau ;

  11. Reste disponible aux échanges avec les représentants désignés par la communauté internationale, notamment l’envoyé spécial du Secrétaire Général de l’ONU pour le Mali et le Sahel, le Haut Représentant de l’Union Africaine pour le Mali, l’envoyé spécial de la France pour le Sahel et l'envoyé spécial de la Grande Bretagne pour le sahel en vue de partager la vision et les pistes de sortie de crise ;

  12. Enfin, au nom du peuple de l’Azawad, appelle le peuple malien à admettre que le dialogue demeure la seule issue pour le règlement définitif du conflit afin de mettre fin aux souffrances de nos populations respectives car la solution militaire qui a été utilisée depuis plus de 52 ans a montré ses limites.

 

 

Ouagadougou, le 13 novembre 2012

 

Le Secrétaire Général du MNLA

 


Bilal AG ACHERIF

 

 

   

LETTRE OUVERTE DU MNLA À LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

 

ÉTAT DE L’AZAWAD

Unité – Liberté - Justice

CONSEIL TRANSITOIRE DE L’ÉTAT DE L’AZAWAD

CTEA

 

 

Lettre ouverte :

 

  • à Monsieur le Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), New York (USA)

  • à Monsieur le Président de la Commission de l'Union Européenne (UE), Bruxelles (Belgique)

  • à Madame la Présidente de la Commission de l'Union Africaine (UA), Addis Abeba (Éthiopie)

  • à Monsieur le Président de la Commission de la Communauté Économique Des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), Abidjan (Côte d'Ivoire).

 

 

Vos Excellences,

 

Permettez-nous, de vous rappeler toute la complexité de la question de l’Azawad et des implications d’une intervention militaire dans cette région.

Ni le problème, ni le milieu humain, culturel et même géographique, ni les acteurs locaux et sous régionaux, ne sont pareils à nuls autres.

L’Azawad, qui est malheureusement et malgré lui, l’épicentre de la crise sahélienne, n’est ni la Somalie, ni l’Afghanistan, en dépit de certaines comparaisons avancées dans les multiples déclarations qui fusent dans la presse. Les paradigmes sont différents, par conséquent, les méthodes et les approches devraient l’être aussi.

Excellences, le conflit qui oppose l’Azawad au Mali remonte à plus d’un demi siècle, après le départ du dernier soldat français du territoire de l’ex Soudan Français.

La nature du conflit demeure fondamentalement politique. Son socle identitaire et culturel était connu bien avant l’indépendance du Soudan Français.

Il est régulièrement rappelé par les soulèvements périodiques de notre peuple depuis l’invasion française et contre l’occupation malienne, dont le dernier en date remonte à janvier 2012.

Nous considérons que la question constitue un cas de décolonisation inachevée du fait de la seule volonté de la France coloniale.

Ce soulèvement porté par le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) a réussi à bouter hors de notre territoire l’armée et les symboles de l’État malien dès le 1er avril 2012, avant de proclamer unilatéralement la cessation des opérations militaires le 5 avril, et déclarer l’État indépendant de l’Azawad, le 6 avril.

Les groupes de narco-terroristes qui occupent aujourd’hui les grands centres urbains de l’Azawad en y semant la terreur s’y sont implantés profitant de l’attitude complaisante de l’État malien et de la complicité active de certains dirigeants qui ont favorisé leur prolifération.

Bénéficiant des soutiens extérieurs dont ceux d’États, ces groupes tentent à présent de spolier les acquis de la libération de notre territoire d’où ils espèrent se fortifier et porter la menace terroriste jusqu’en Occident.

Au-delà de ce sombre tableau, le MNLA, comme le prouve nos démarches, a toujours privilégié le dialogue et la négociation pour résoudre ce conflit.

Malheureusement, le silence et le mépris des régimes maliens à nos offres répétées de dialogue nous ont, à chaque fois, contraints au choix détestable de la guerre que nous impose en permanence l'attitude de l'État malien.

Nous avons souscrit à toutes les initiatives de médiation d’où qu’elles viennent. Nous avons accepté dans l’intérêt supérieur de notre peuple d’envisager toutes les options acceptables de sortie de crise et de règlement définitif du conflit dans la perspective d’une paix durable pour notre peuple, les États voisins et la sous région.

La communauté internationale, plus préoccupée par notre déclaration d’indépendance comme fait constitutif d’atteinte à l’intégrité territoriale de l’État du Mali, nous a mis en quarantaine et a assisté sans rien faire à l’émergence sur notre territoire de forces obscurantistes qui s’y sont installées depuis plus d’une décennie avec la complicité et l’appui avéré de l’État malien.

Le MNLA n’a aucune affiliation, ni avec des groupes extrémistes, ni avec des bandes de narcotrafiquants, et encore moins avec des nébuleuses terroristes. Le temps et les événements l’ont suffisamment démontré. Toute confusion allant dans ce sens ne saurait relever que de la mauvaise foi.

La maturité politique du MNLA, qui n’est plus à démontrer, représente un gage pour la paix et la stabilité dans l’Azawad, les États voisins, la sous région et la communauté internationale, ainsi qu’un levier déterminant pour éradiquer la menace narco-terroriste et extrémiste.

Avec un sens élevé de nos responsabilités, nous avons en permanence affirmé et réitéré notre engagement, y compris au prix du sacrifice ultime, à contribuer à la lutte anti terroriste dans le cadre d’une plateforme internationale.

Mieux, nous avions sollicité de la communauté internationale de nous garantir la neutralisation des interférences politiques extérieures néfastes, à charge pour nous d’éradiquer la menace terroriste dont, in fine, nous sommes les premières victimes.

Enfin, nous avons consigné notre philosophie, notre vision sur la base des aspirations de notre peuple, dans une plateforme politique, qui porte des engagements fermes pour nous-mêmes, les nations voisines, la sous région et la communauté internationale,

Le MNLA reste convaincu que :

- sans une reconsidération de la position de la communauté internationale concernant le MNLA, aucune solution fiable ne saurait prendre place. Toute intervention militaire sous régionale ou internationale qui ne s’appuierait pas sur le MNLA est vouée à l’échec, quels que soient par ailleurs les moyens humains, techniques et financiers déployés.

La raison en est que le MNLA, dont l’armée a chassé celle du Mali en quelques jours, est toujours sur le territoire de l’Azawad. Du reste, aucun pays voisin ne peut attester d’avoir vu nos forces franchir sa frontière.

Le MNLA maîtrise parfaitement bien les réalités sociologiques et les règles de la guerre en zone désertique, tout en jouissant d’une bonne connaissance du terrain et du soutien des populations.

En outre, le MNLA peut éviter les dégâts collatéraux, ce qui n’est pas le cas de l’armée Malienne et celle de la CEDEAO.

Ce n’est pas tant que nous cherchions à y être associés, mais c’est tout simplement la voie de l’objectivité, de la logique, du réalisme et de l’efficacité que de nous intégrer dans le dispositif de sécurisation de l’Azawad.

Tout cadre qui n’associerait pas le MNLA ne ferait qu’amplifier le chaos et généraliser le danger à toute la sous région.

Nous offrons, compte tenu de ce qui précède, de régler le problème politique MNLA–Mali , et de confier à notre Armée le soin de bouter dehors les narco-terroristes.

C’est la seule solution réaliste, peu coûteuse sur les plans humain et matériel.

Sinon, cette intervention engendrera un immense chaos humanitaire et n’aura aucune chance d’atteindre les objectifs politiques et militaire visés.

Nous vous rappelons que les pays fournisseurs des contingents militaires de la CEDEAO (Mali, Burkina Faso, Niger), Algérie, ont toujours bénéficié de l’assistance de la communauté internationale pour la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue sans succès.

Le scénario idéal reste, cependant, celui qui consiste à parvenir à la stabilisation du pouvoir à Bamako afin de créer les conditions minimales d’une négociation entre le Mali et le MNLA et, in fine, d’aboutir à un accord de paix sur la base duquel sera défini rapidement le schéma de l’éradication de la menace narco-terroriste.

Par ailleurs, nous attirons votre attention, sur la question humanitaire qui apparaît inquiétante.

La situation dans les camps des réfugiés et l’état des populations déplacées deviennent de plus en plus préoccupants, face à la démobilisation de la communauté internationale, plus sensible à l’ampleur de la crise syrienne qu’au drame qui se joue dans le sahel.

De nombreuses personnes, dont des milliers de femmes et d’enfants, errent dans les camps de réfugiés sans aucun espoir. Dans les centres urbains sous la coupe des groupes narco-terroristes, les jeunes sont embrigadés, les femmes terrorisées.

Le MNLA réitère toute sa confiance à vos Excellences et vous assure de tout son soutien dans la réalisation de votre mission, tant est qu’elle tend à la recherche d’une solution définitive et durable du conflit.

Tout en réitérant notre ferme engagement à vous appuyer dans votre tâche, nous prions vos Excellences d’agréer l’expression de notre très haute considération.

 

Fait le 09 novembre 2012

 

Pour le Conseil Transitoire de l’État de l’Azawad

Hamma Ag Mahmoud

Chargé des Relations Extérieures et de La Coopération Internationale

et

Moussa Ag Assarid

Chargé de la Communication et de l'Information

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Lettre de félicitations à Barack Obama

ETAT DE L’AZAWAD

Unité – Liberté - Justice

CONSEIL TRANSITOIRE DE L’ETAT DE L’AZAWAD

CTEA


Lettre à Son Excellence Barack Obama


Excellence,

Le Mouvement National de Libération de l'Azawad (MNLA) se félicite de votre élection à la magistrature suprême des États Unis d'Amérique (USA) pour les quatre prochaines années.

Nous fondons beaucoup d'espoir sur votre gouvernement et vous-même pour le règlement définitif du conflit de l'Azawad qui dure depuis plus de cinquante ans dans l'esprit de justice et d'équité.


Fait à Nouakchott, le 7 novembre 2012

 

Hamma Ag Mahmoud

Membre du Conseil Transitoire de l'État de l'Azawad (CTEA)

Chargé des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale

   

Le Mali renoue avec le génocide dans l’Azawad

Le Mali renoue avec le génocide dans l’Azawad

 

De 1991 à 1996, le Mali d’Amadou Toumani Touré (ATT) et d'Alpha Oumar Konaré s’était livré à un génocide dans l’Azawad sans susciter beaucoup de réactions de la communauté internationale.

Chaque fois que l’armée malienne assassinait des populations civiles, Radio Mali se fendait d’un communiqué rédigé dans les mêmes termes que celui du 29 Octobre 2012, à la suite du meurtre de 52 personnes résidant près de Diabaly, Cercle de Niono, Région de Ségou, et dont le seul tort était d’être Azawadiens.

Le mode opératoire est le même qu’autrefois, prouvant que les autorités maliennes sont toujours inspirées par les criminels prédateurs qui ont ruiné le pays.

Les auteurs du meurtre de ces 52 personnes n’en sont pas à leur premier forfait. Confirmant la complicité du pouvoir de Bamako avec eux, ce dernier n’a à ce jour pris aucune mesure, malgré de multiples interpellations.

Il n’y a qu’à lire et écouter la presse malienne pour comprendre que les autorités de Bamako ont donné carte blanche à certains militaires pour faire un « kokadjè », un nettoyage ethnique, dans l’Azawad. Le massacre de plus de 60 civils en quelques jours autour de Diabaly, dont font partie les 52 cités plus haut, et la vidéo de ces forfaits visible sur Internet prouvent que nous ne nous trompons pas.

Le gouvernement du Mali et son armée n’envisagent nullement une guerre contre les terroristes et les narcotrafiquants. Ils ont au contraire tissé de solides relations avec eux depuis plus de 12 ans.

Comme le prouve le communiqué du 29 octobre 2012, ils vont s’adonner à leur sport favori, le génocide de la population de l’Azawad, en trompant la Communauté Internationale sur leurs intentions véritables.

Le drame de Diabaly augure mal de la conduite des opérations militaires de la CEDEAO prévues dans la région. Aussi la Communauté Internationale se doit-elle d’être prudente, si elle ne veut pas prendre le risque d’être responsable d’un génocide, doublé d’un chaos humanitaire, dans une région où les blessures des années 60 et 90 sont encore vives.

Si l’on n’y prend pas garde, cette intervention sera pensée par le Mali, et faut-il le craindre par la CEDEAO, comme l’occasion d’exercer une vendetta sur le peuple de l’Azawad.

La Communauté Internationale, plus particulièrement la France, qui pèse d’un poids bénéfique dans la région, auront alors à répondre des débordements et exactions commises.

Aussi, avant qu’il ne soit trop tard, lançons-nous un appel pressant aux membres de la Communauté Internationale afin de mettre un terme à la dérive des autorités maliennes. Dérive dans laquelle elles risquent d’entraîner les pays de la CEDEAO et leurs alliés.

Fait le 2 novembre 2012

Hamma Ag Mahmoud

Membre du Conseil Transitoire de l'État de l'Azawad (CTEA)

Chargé des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale

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