Mercredi, Décembre 19, 2012

Mouvement National de Liberation de l'Azawad

STATEMENT 43, FROM MNLA 14th of December 2012

STATEMENT 43, FROM MNLA

14th of December 2012


A MNLA delegation has been received by the President of the Federal Republic of Nigeria


On Friday, 14th of December 2012, a delegation of the  MNLA headed by  its General Secretary, M. Bilal Ag Acherif, has been received in Abuja by M. Goodluck Jonathan, President of the Federal Republic of Nigeria and associate mediator of the ECOWAS for the conflict opposing the Malian authorities and the MNLA.

 

The meeting concerned:

-          - The necessary negotiations with Malian government to find a final solution to a conflict lasting for more than 50 years.

-          -  The commitment of MNLA in the fight against terrorism and drug trafficking.

-          - The safety of Sahel area.

-          - The crucial humanitarian problems occurring in Azawad and in refugees camps in the neighboring countries caused by the terrorist activities and the movements of a helpless population.

 

The delegation has been comforted by the determination of the Nigerian authorities and their understanding of the situation. The two parties expressed their will to cooperate for the best interest of population.

Done on the 14th of December 2012

 

Moussa Ag Assarid

Member of the Transitional Council of Azawad State
In charge of Communication and Information Department
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COMMUNIQUÉ MNLA n°43-CTEA 14 décembre 2012

Une délégation du MNLA reçue par le Président de la République Fédérale du Nigeria

 

Le vendredi 14 décembre 2012, une délégation du MNLA conduite par Bilal Ag Acherif, le Secrétaire Général du MNLA a été reçue à Abuja par Goodluck Jonathan, Président de la République Fédérale du Nigeria et Médiateur associé de la CEDEAO dans le conflit entre les autorités maliennes et le MNLA.

 

La rencontre a concerné :

 

- les négociations indispensables avec le gouvernement malien pour trouver une solution définitive qui dure depuis plus de 50 ans,

 

- l’engagement du MNLA dans la lutte contre le terrorisme et les trafiquants de drogue,

 

- la sécurisation de la région sahélienne,

 

- les graves problèmes humanitaires causés dans l’Azawad et les camps de réfugiés des pays voisins par les activités des terroristes et les déplacements de populations démunies.

 

La délégation s’est vue rassurée par la détermination des autorités nigérianes et leur bonne compréhension de la situation. Les deux  parties ont manifesté leur intention de coopérer au mieux pour les intérêts des populations concernées.

 

Fait, le 14 décembre 2012

 

Moussa Ag Assarid

 

Membre du Conseil Transitoire de l'État de l'Azawad (CTEA)

Chargé de la Communication et de l'Information

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COMMUNIQUÉ MNLA n°42-CTEA 5 décembre 2012

 

Première rencontre entre le MNLA et les autorités du Mali

 

 

Le 4 décembre 2012, à Ouagadougou au Burkina Faso, une délégation du MNLA conduite par le Vice-Président du CTEA, Mahamadou Djéri Maïga, a rencontré une délégation du gouvernement du Mali conduite par le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération internationale, Tiéman Coulibaly.

 

La rencontre s’est déroulée en la présence et grâce au médiateur de la CEDEAO, Son Excellence Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso. Les deux parties ont convenu de se retrouver prochainement autour d'une table de négociations pour trouver une solution définitive à ce conflit qui dure depuis plus de 50 ans.

 

Les deux délégations se sont engagés à une cessation des hostilités et l'arrêt de toute violence à l'égard des populations civiles et le respect des droits de l'homme.

 

Nous tenons à remercier les facilitateurs de cette rencontre comptant fermement, dans l’intérêt de tous, sur une résolution de ce conflit.

 

Fait le 5 décembre 2012

Moussa Ag Assarid

 

Membre du Conseil Transitoire de l'État de l'Azawad (CTEA)

Chargé de la Communication et de l'Information

 

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Interview de Bilal Ag Achérif dans Libération

LIBÉRATION du jeudi 29 novembre 2012 : Interview de Bilal Ag-Achérif, chef du Mouvement national de libération de l'Azawad, plaide pour le droit à l'autodétermination de l'Azawad.

Propos recueillis par Thomas Hofnung/Libération.

Bilal Ag Acherif, président du MNLA.Bilal Ag Acherif, président du MNLA.

La situation paraît bloquée au Mali. Les préparatifs pour une intervention militaire africaine, soutenue par les Occidentaux, dans le Nord-Mali contre les groupes islamistes marquent le pas. Tout comme le processus politique à Bamako : les "Journées nationale de concertation", qui devaient rassembler les «forces vives» du pays afin d'établir une feuille de route, ont été reportées au 10 décembre. L'Algérie et le Burkina Faso – deux Etats voisins du Mali – plaident toujours pour une sortie politique de la crise au Mali. Bilal ag-Achérif, le chef du mouvement touareg indépendantiste, le Mouvement de libération nationale de l’Azawad (MNLA), a été reçu le 22 novembre au Quai d’Orsay, où il a plaidé pour le droit à l’autodétermination des Touaregs. Entretien.

Quel message avez-vous fait passer à Paris, très en pointe dans la préparation d’une intervention militaire au Mali ?

Nous sommes venus expliquer la position du MNLA, mais aussi celle du peuple de l’Azawad tout entier. Avant de déclencher une intervention militaire, il faut d’abord trouver une solution politique entre l’Etat malien et l’Azawad. Il faut entamer des négociations sous les auspices de la communauté internationale. L’intervention militaire risque d’apporter plus de problèmes que de solutions dans la région. Elle peut faire beaucoup de victimes et provoquer des déplacements de population importants.

Vous distinguez l’Azawad du Mali. Pour vous, il s’agit de deux territoires distincts ?

Ils n’ont jamais fait un. La question n’est pas de savoir s’ils sont distincts mais plutôt de savoir comment les mettre ensemble. Dès l’indépendance du Mali, les chefs coutumiers de l’Azawad ont écrit au président de Gaulle pour l’alerter sur les conséquences négatives de l’intégration de notre région au sein du nouvel Etat. De fait, nos populations ont été victimes de massacres dès le début des années 60, puis sous tous les présidents qui se sont succédé à Bamako, même sous le mandat d’Amadou Toumani Touré (le président renversé en mars dernier, ndlr). Jamais personne - militaire ou politique - n’a été arrêté au Mali pour les exactions commises dans l’Azawad. Sur place, les populations voient le Mali comme un Etat qui vient les piller et les massacrer.

Dans ces conditions, est-il envisageable, de votre point de vue, de faire partie du Mali ?

Il faut se rappeler de tout ce passé et discuter. Le Mali doit arrêter les responsables des massacres dans l’Azawad et les remettre à la justice internationale. C’est un préalable indispensable aux futures discussions. On ne ferme pas la porte aux négociations, mais elles doivent porter sur le droit à l’autodétermination des populations de l’Azawad. Leur aspiration profonde, c’est qu’on leur donne la responsabilité d’administrer leur propre territoire. Si la communauté internationale nous reconnaît ce droit, nous aurons une responsabilité vis-à-vis d’elle : celle d’assainir notre territoire, que nous connaissons sur le bout des doigts. Mais, aujourd’hui, si on demande à un jeune de l’Azawad de se battre contre les groupes terroristes, il va se demander pourquoi il risquerait sa vie alors que la communauté internationale veut prendre son territoire pour le remettre à l’Etat malien.

Demandez-vous des armes à Paris et à la communauté internationale ?

Nous nous battons déjà contre ces groupes nuisibles financés par l’argent de la drogue et des prises d’otages. Mais nous manquons de moyens, nos soldats n’ont pas de quoi manger. Un appui politique et financier serait le bienvenu.

Vous réclamez l’indépendance de l’Azawad mais n'êtes-vous pas minoritaire dans le Nord-Mali ?

Le MNLA ne parle pas au nom des Touaregs, mais au nom de toutes les populations présentes sur ce territoire. Les chefs du MNLA sont songhaïs, arabes, peuls et aussi touaregs. Nous sommes tous dans la même situation, nos droits sont bafoués par Bamako. On dit que nous sommes minoritaires, mais qui a fait des statistiques ? S’il le pouvait, le Mali dirait que nous n’existons même pas.

Parmi les groupes présents au Nord-Mali, qui doit être inclus dans ces négociations avec Bamako ?

Le Mujao et Aqmi doivent être exclus de ce dialogue. Ce sont des mouvements étrangers à l’Azawad, dirigés par des étrangers. Nous n’avons rien à voir avec eux. Quant au mouvement Ansar-Edine, il doit faire un pas en avant pour entrer dans la négociation en rompant ses relations avec les groupes terroristes.

Les jeunes Touaregs, qui sont désoeuvrés, ne sont-ils pas tentés de rejoindre les rangs de ces mouvements qui disposent de moyens financiers importants ?

L’argent de la drogue et des rançons liées aux prises d’otages leur permet certes d’attirer certains jeunes. Mais les populations de l’Azawad n’ont rien en commun avec l’idéologie d’Al Qaeda. Ceux qui les ont rejoints le font par pur intérêt financier ou par peur. Il faut justement leur offrir une alternative. Le Mujao a récemment recruté plusieurs militants locaux mais aussi à l’extérieur de la région grâce à l’argent touché en échange de la libération d’otages espagnols.

Vous sentez-vous pris en étau entre la pression des groupes islamistes présents au Nord et la menace d’une intervention militaire extérieure ?

L’intervention ne servirait à rien dans les conditions actuelles. On ne peut pas prescrire une ordonnance sans avoir ausculté le malade, sans avoir consulté les populations de l’Azawad. Une telle opération militaire, avec des troupes qui ne connaissent rien du terrain, provoquerait plus de désordre, diffuserait la menace terroriste dans toute l’Afrique de l’Ouest et augmenterait le trafic de drogue. Elle risquerait de faire beaucoup de victimes collatérales. Comment distinguer les terroristes des autres ? Ils portent les mêmes vêtements.

 

   

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