Jeudi 3 octobre 2013 4 03 /10 /Oct /2013 14:48

De g. à dr.: le Ministre des Affaires étrangères, Jacques Ulrich Andriantiana, l'Ambassadeur auprès des Nations Unies, Zina Andrianarivelo-Razafy, le Président Andry Rajoelina


Certains ont dit que la délégation malagasy partie à New York, dans le cadre de la 68è session de l’Assemblée générale des Nations Unies, était là-bas en vacances. Heu, étant donné que je faisais partie de cette délégation, j’affirme qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un voyage de villégiature. Rien que la préparation de ce genre de rendez-vous au plus haut niveau, doit requérir des capacités spécifiques que les spectateurs forts en critiques ignorent. Quoi qu’on dise, le système des Nations Unies est un système bien rôdé où l’amateurisme n’a pas sa place. Un « Machin » (dixit De Gaulle) certes, mais surtout une machine où les ressources humaines constituent le pilier.




 

La délégation malagasy -conduite pour la dernière fois par Andry Rajoelina, en tant que Président de la Transition, ayant rang de Chef d’Etat reconnu par les 193 membres de l’ONU-, était surtout composée de techniciens. Lorsque l’on parle de pays-membres, cela n’est pas lié à la personnalité qui dirige lesdits-pays mais de la politique de continuité de l’ensemble pour améliorer le quotidien de tous leurs peuples. Cela, dans les domaines de la politique, du social, de la santé, de l’environnement et, surtout de la bonne gouvernance. Ici, on parle de politique de développement et non pas de développement de politiques politiciennes qui paupérisent le plus grand nombre, au profit d’intérêts financiers globalisés.



 

Pour cette 68è session de l’Assemblée générale des Nations Unies, le thème était -et reste pour un an- : « Le programme de développement pour l’après 2015 : plantons le décor ». Pour le Secrétaire général Ban-Ki-moon : « Le programme de développement après 2015 est une chance pour ouvrir une nouvelle ère, une ère qui verra l’élimination de la pauvreté extrême et aboutira à un monde de prospérité, d’équité et de dignité pour tous ». Selon le rapport mondial sur la mise en œuvre des OMD 2013, les domaines prioritaires sont : la faim, la santé maternelle, l’assainissement et la protection de l’environnement, entre autres. Ce rapport montre également que la réalisation des OMD a été inégale entre les pays et à l’intérieur des pays.



 

En ce qui concerne Madagascar, le Rapport de suivi des OMD, édité en 2011, et la 21è édition du Rapport mondial sur le Développement Humain (RMDH), intitulé « la durabilité et l’équité : un meilleur avenir pour tous », ont été présentes le 27 février 2012. Dans son allocution, Mme Fatma Samoura, représentante du PNUD, avait noté que : « Madagascar n’atteindra pas la majorité des cibles des OMD en 2015, en dépit des efforts qu’il a déjà accomplis pour y parvenir. Néanmoins, Madagascar peut se rapprocher de ces engagements pour 2015, pour ce qui concerne l’universalisation de l’école primaire, la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, la réduction de la mortalité infantile et infanto-juvénile, la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose. Madagascar pourra se rapprocher de ses engagements si des mesures énergiques et immédiates sont prises ».



 

Lors de son discours, le 25 septembre 2013, le Président de la Transition, Andry Rajoelina, a répondu à tous les questionnements à ce sujet, par une autre question très pertinente : « (…) A quelques 800 jours de l'échéance de 2015, à l'instar de la plupart des Etats Africains et de bon nombre de pays en développement, Madagascar peine encore à atteindre tous les objectifs du millénaire, et ce, en dépit des efforts que tous, nous aurons déployés et acceptés. Face à cette situation, la question qui me vient à l'esprit est de savoir, quelle contribution nous, les Premiers Responsables des Nations, pouvons-nous apporter individuellement, à cette recherche collective de voies et moyens, d'améliorer le quotidien des Peuples qui nous ont confié leur destinée et accordé leur confiance? (…)».



 

Et ce n’est pas à lui de répondre, étant donné que c’est la troisième et dernière fois qu’il a parlé du haut de la tribune, en tant que Président de la Transition, ayant rang de Chef d’Etat par intérim. Mais au nom de Madagascar et de son peuple, au nom de la continuité de l’Etat, le Président Rajoelina a signé deux traités. L’un concerne le Protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac ; l’autre a trait au Traité sur le commerce des armes.



 

Le Protocole prolonge et complète les dispositions de l’article 15 de la Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte antitabac et a pour objectif d’éliminer toutes les formes de commerce illicite des produits du tabac.




 

 L’objet du Traité sur le commerce des armes (TCA) est d’instituer les normes communes les plus strictes possibles aux fins de réglementer ou d’améliorer la réglementation du commerce international d’armes classiques, ainsi que de prévenir et d’éliminer le commerce illicite d’armes classiques et empêcher le détournement de ces armes. Tel qu’il est inscrit dans son article premier, le TCA a pour but de servir à contribuer à la paix, la sécurité et la stabilité internationales et régionales, à réduire la souffrance humaine et à promouvoir la coopération, la transparence et l’action responsable des États Parties dans le commerce international des armes classiques et bâtir ainsi la confiance entre ces États.



Mme Nkosazana Dlamini-Zuma et le Président Andry Rajoelina


Les Présidents Alassane Ouattara et Andry Rajoelina



Le Président Andry Rajoelina et le Secrétaire général Ban-Ki-moon




Les Présidents  Hifikepunye Pohamba et Andry Rajoelina

 

Entre-temps, le Président Andry Rajoelina a rencontré successivement Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, Président de la Commission de l‘Union africaine, le Secrétaire général de l’ONU, Ban-Ki-moon, le Président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara ; le Président de la Namibie, Hifikepunye Pohamba, également co-Président de la Troïka de la SADC ; le Président du Gabon, Ali Bongo Ondimba.



Au premier plan: les Présidents Andry Rajoelina et Ali Bongo Ondimba



Le Lunch offert par Ban-Ki-moon, le 24 septembre 2013

 

Tous l’ont félicité pour être parvenu au stade de la tenue de l’élection présidentielle malagasy, le 25 octobre 2013 et tous ont affirmé leur soutien dans l’organisation de cette élection et des autres qui suivront (législatives, communales…). Par ailleurs, Le Président Rajoelina a assisté au lunch a offert par Ban-Ki-moon, en présence du Président américain, Barack Obama. 


Cristina Silveiro, de la Radio des Nations Unies, et le Président Rajoelina







 

Bref, s’il s’agissait de vacances, ce texte ainsi que les photos et les vidéos l’accompagnant n’auraient jamais existé. Je remercie, ici, toute l’équipe technique du ministère des Affaires étrangères dirigée par le ministre Jacques Ulrich Andriantiana (un dossier paraîtra concernant sa participation à cette 68è session de l’AG de l’ONU) ainsi que le personnel des ambassades malagasy de New York et de Washington D.C.



 

Jeannot RAMAMBAZAFY, envoyé spécial à New York (ci-dessus dans Times Square)

Par Andry TGV - Publié dans : Andry Rajoelina Acta non verba - Communauté : Andry Rajoelina en action
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