Mercredi 2 octobre 2013 3 02 /10 /Oct /2013 17:49

 

 

 

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Mercredi 2 octobre 2013 3 02 /10 /Oct /2013 17:40

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 1 octobre 2013 2 01 /10 /Oct /2013 09:59

Les Présidents Alassane Ouattara et Andry Rajoelina


COMMUNIQUE DE PRESSE

Point de presse du Président de la Transition
après la 68ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies

 

  De retour au pays, après sa mission en terre newy orkaise pour participer à la 68ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, le Président de la Transition, SEM Andry RAJOELINA, a rencontré les membres de la presse pour faire un bref rapport sur ce déplacement. Tout d’abord, le Président de la Transition a expliqué que, par le biais de cette Assemblée Générale, Madagascar a pu faire valoir son attachement à la souveraineté nationale. Ainsi, le Président RAJOELINA a indiqué que cette réunion à New York était une occasion pour nous d’exprimer haut et fort notre fierté d’avoir pu résoudre la crise d’une manière pacifique: « lors de la prise de parole, nous avons montré que, malgré les nombreuses épreuves, le peuple malgache a pu dénouer la crise dans la sérénité, sans recourir aux conflits internes, comme ce qui se passe en Afrique où de nombreux Etats sont actuellement confrontés à de graves troubles. A Madagascar, on n’a pas été contraint d’avoir recours aux armes pour résoudre la crise. Par ailleurs, la participation malgache à cette Assemblée générale des Nations Unies a également permis de dénoncer la partialité de la Communauté Internationale face à divers cas de pays en crise ».

 

Le Président Andry Rajoelina et le Secrétaire général des Nations Unies, Ban-Ki-moon


Mme Nkosazana Dlamini-Zuma et le Président Rajoelina

 

A cette même occasion, le Numéro Un de la transition a révélé que, durant son séjour à New York, il a eu des rencontres avec plusieurs hautes personnalités, dont le Secrétaire Général des Nations Unies, SEM Ban-Ki-Moon, la Présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, le Président en exercice de la Troïka de la Sadc, Hifikepunye Pohamba et le Président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara. Les divers appuis et contributions internationaux aux prochaines élections ont été au centre de toutes ces rencontres mais, à ces occasions, beaucoup ont également félicité Madagascar pour la grande étape franchie jusqu’ici.
Par ailleurs, le Président de la Transition a accepté de répondre à toutes les questions des membres de la presse présents à cette occasion. Les sujets abordés touchent essentiellement la campagne électorale actuelle, le limogeage ou non du Chef du Gouvernement, le projet de vente des bois de rose saisis et l’affaire BNI-Crédit Agricole.

 

Le Président Andry Rajoelina et le Président Ali Bongo au premier plan à droite


 

 

 Pour ce qui est de la campagne électorale pour la course à la Magistrature Suprême qui vient de débuter, le Chef de l’Etat a expliqué que tout le monde attend que la vraie voix du peuple puisse transparaître : « les candidats ont encore 25 jours pour convaincre les électeurs malgaches, nous attendons à ce que ce soit le réel choix des électeurs qui sera exprimé par la voie des urnes, même si toutes les conditions ne sont pas entièrement réunies pour la réalisation des élections libres. Personnellement, j’ai accepté d’organiser des élections et je ferai tout pour que nous puissions avancer, en toute sérénité, vers les prochains scrutins ». Toujours dans le cadre de cette période de propagande électorale, les journalistes ont ouvertement demandé au Chef de l’Etat s’il envisage de soutenir un candidat parmi les 33 en lice : « depuis toujours, je défends et soutiens le peuple malgache. Je prends des décisions en premier lieu pour le peuple malgache. Comme toute la population, je suis actuellement en phase d’observation. On verra au moment opportun, notamment en fonction du projet de société le plus convaincant. Mais, jusque là, je ne soutiens et ne défends que le candidat «peuple malgache », a-t-il avancé.


Interview du Président Andry Rajoelina, le 30 septembre 2013, au Palais d'Etat d'Ambohitsorohitra 


A propos des discussions de ces derniers temps concernant un éventuel limogeage du Premier Ministre, Jean Omer BERIZIKY, le Président Rajoelina a souligné l’inopportunité d’un tel bouleversement : « en cette veille du scrutin, nous n’allons quand même pas procéder à de grands changements juste en raison d’une mésentente, à moins de l’apparition de nouvelles donnes inattendues. Aujourd’hui, l’objectif commun est focalisé sur les prochaines élections. Bref, l’heure n’est plus ni au limogeage du Premier Ministre, ni au remaniement du Gouvernement », a-t-il martelé.


Sur le projet de vente des bois de rose saisis, le Numéro Un de la Transition soutient qu’il serait mieux de mettre en vente ces bois afin d’éviter leur exploitation illicite : « plusieurs réunions ont été entamées avec le Premier Ministre, qui est aussi en charge du Ministère de l’Environnement, concernant le trafic et l’exportation illicite de bois de rose. Puisque plusieurs points de stocks ne cessent de diminuer sur place, ce qui profite à quelques responsables dont je suis totalement contre, il faut voir comment stopper ce genre de trafic en mettant en vente les bois saisis ». Concernant le projet d’Ordonnance sur ce même sujet, le Président Rajoelina se demande si : « certains responsables aimeraient voir les stocks diminuer en nombre sur place ou c’est effectivement c’est ce qu’ils protègent. Il faut agir en toute transparence pour que le peuple puisse être informé des stocks existants. Les responsables directs, tel le Premier Ministre, Ministre de l’Environnement par intérim, ont déjà reçu des directives pour résoudre ces problèmes ». Et lui de poursuivre que le Comité de pilotage et le Premier Ministre sont au courant de ses propositions sur l’utilisation des fonds réunis après la vente de ces bois dont : « une grande partie sera allouée à l’achat d’équipements pour les Forces de l’Ordre mais aussi pour soutenir financièrement ces dernières dans la sécurisation des prochaines élections ». Il a tenu à souligner que les procédures de vente seront effectuées en toute transparence tout en indiquant que : « la vente se fera par voie d’Appel d’Offre international pour permettre aux acquéreurs internationaux d’agir selon les normes requises ».


Sur l’affaire BNI – Crédit Agricole, le Président de la Transition a exhorté tout un chacun à ne pas se livrer a de polémiques stériles surtout en ce moment où le pays se trouver en pleine période électorale, même si ce genre de pratique est fréquent sous d’autre cieux. « Cette question ne devrait même pas se poser. Il y a beaucoup de sociétés à Madagascar où l’Etat a des actions. Comme la société Star, par exemple où l’actionnaire majoritaire a décidé de vendre sa part, l’Etat malgache n’a pas ses mots à dire étant donné que c’est un acte entre privés. Et c’est la même chose pour la BNI. Si le Crédit Agricole veut vendre sa part, c’est à lui de décider à qui il le fera. L’Etat est là en tant que facilitateur. Il faut bien noter que ce ne sont pas les actions de l’Etat qui ont été cédées ». Interrogé par les journalistes sur une éventuelle opposition du Directeur Général du Trésor concernant cette transaction, le Président de la Transition a demandé des preuves palpables d’un tel désaccord du concerné. Le Numéro Un de la Transition a également dénoncé le fait de porter atteinte à l’image d’un tel ou tel candidat et ce, de surcroît pour des faits qui n’existent même pas. « Je ne suis pas d’accord qu’on salisse l’image d’un candidat étant donné qu’il y a également beaucoup de choses à dire sur les autres candidats », a-t-il déclaré en substance.


Et enfin, sur ses programmes de développement après la Présidence de la Transition, SEM Andry RAJOELINA, a promis d’informer la presse sur ce sujet lorsqu’il quittera définitivement son poste de Président de la Transition.

 

Antananarivo, le 30 Septembre 2013

Le Chargé de la Communication
auprès de la Présidence de la Transition

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Samedi 28 septembre 2013 6 28 /09 /Sep /2013 01:02

 

 
 

 

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Mercredi 25 septembre 2013 3 25 /09 /Sep /2013 20:55

 

C’est ce mercredi 25 septembre 2013, peu avant midi (heure de New York), que le Président de la Transition a prononcé son discours, dans le cadre du Débat général de la 68è Session de l’Assemblée Générale de l’ONU. Voici la transcription intégrale de ce discours.

 

Jeannot Ramambazafy – Envoyé spécial à New York

 

 

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Intervention de SEM Rajoelina Andry Nirina

Président de la Transition

68ème session de l’Assemblée Générale

De l’Organisation des Nations Unies (ONU)

« Le Programme de développement pour l’après-2015 : plantons le décor ».



 

 

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Monsieur le Président de l’Assemblée Générale,

Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,

Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation,

Honorables Délégués,

Mesdames et Messieurs,

 

Selon l’adage bien connu : « jamais deux sans trois », c’est effectivement pour la troisième fois consécutive, que j’ai le privilège de m’exprimer devant cette auguste assemblée, en ma qualité de Président de la Transition de Madagascar.

Comme chaque année, nous voilà de nouveau réunis pour la session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Tous les Dirigeants de la planète s’y retrouvent régulièrement pour débattre, échanger et partager leurs expériences, dans le cadre d’une concertation, qui s’inscrit dans une longue marche collective vers la paix, la sécurité et le développement planétaire durable.

Mais chaque année également, de nouveaux cas de conflits encore plus violents et plus meurtriers se présentent. Ces faits continuent à nous interpeller et avec autant d’intensité.

Devons-nous alors nous limiter à disserter sur les résolutions de ces conflits ? Ou allons-nous, nous remettre en question, pour en analyser les causes profondes, et nous apprêter à prendre les mesures qui s’imposent, pour préserver la stabilité dans le monde ?

 

Monsieur le Président,

 

Joignant volontiers ma voix à celles de mes honorables prédécesseurs, je vous adresse mes chaleureuses félicitations pour les suffrages éloquents, que vous avez réunis autour de votre candidature. Madagascar s’efforcera de vous apporter son soutien et sa collaboration sincères.

Ces dernières décennies, quand on évoque l'Afrique, il est regrettable que le constat général fasse ressortir des États exposés à des violences permanentes, où la démocratie régresse, où des guerres, des crises et des affrontements éclatent, et où la division l'emporte sur le consensus.

« L’humanité est en pleine crise existentielle», selon les propos du Président de la 67ème session de l’Assemblée Générale, avec comme symptômes : l’instabilité économique, les inégalités sociales et la dégradation de l’environnement. Pour ma part, j’ajouterais : « une humanité en désarroi, mais qui ne baisse pas les bras».

Certes, les actualités que nous déversent quotidiennement les médias, sont extrêmement inquiétantes partout dans le monde. Que ce soit dans les pays développés, émergents ou pauvres, aucune couche de la société n’est maintenant épargnée par : les dégradations diverses, les conditions d’emploi, le chômage, la diminution du pouvoir d’achat et même l’absence de revenus, la non accessibilité aux premières nécessités alimentaires, vestimentaires, sanitaires et éducationnelles, la pauvreté, le dénuement et la misère...

Autant de facteurs qui viennent cimenter le terreau de l’intolérance, des affrontements et des conflits, favorisant la montée d’une insécurité globale ambiante.

Nous pensons particulièrement aux événements survenus récemment au Kenya, en Irak, au Pakistan et en Syrie, pour ne citer que cela, et nous partageons la douleur et le chagrin des familles des victimes.

A quelques 800 jours de l’échéance de 2015, à l’instar de la plupart des Etats Africains et de bon nombre de pays en développement, Madagascar peine encore à atteindre tous les objectifs du millénaire, et ce, en dépit des efforts que tous, nous aurons déployés et acceptés.

Face à cette situation, la question qui me vient à l’esprit est de savoir, quelle contribution nous, les Premiers Responsables des Nations, pouvons-nous apporter individuellement, à cette recherche collective de voies et moyens, d’améliorer le quotidien des Peuples qui nous ont confié leur destinée et accordé leur confiance?

 

Excellences, Mesdames et Messieurs,

 

Dans son allocution, prononcée hier lors de l’ouverture de notre 68ème session, le Secrétaire Général a souligné le fait que : « partout dans le monde, des gens descendent dans la rue, ou occupent des places, pour se faire entendre de ceux qui sont au pouvoir. Ils veulent que nous, leurs Dirigeants, les écoutions. Ils veulent savoir que nous faisons tout pour garantir à chacun une vie de dignité ».

 

Les soulèvements populaires dans le cadre des printemps Arabes, ainsi que les mouvements des indignés, illustrent cette affirmation et traduisent une aspiration légitime.

Cette compréhension manifestée à leur endroit, Madagascar aurait souhaité pouvoir en bénéficier, lorsque le Peuple Malagasy s’est soulevé contre un régime contesté, pour revendiquer une vie meilleure, à travers la mise en place d’un véritable changement. Or, ce ne fut pas le cas, Madagascar, bien au contraire, a dû faire face à l’incompréhension et à l’inflexibilité d’une Communauté Internationale à plusieurs vitesses, sans parler de lecture et d’application dogmatique de textes, alors que des soulèvements populaires ailleurs, dans des conditions identiques, avaient suscité bienveillance et sollicitude.

Des efforts doivent être désormais fournis, pour faire cesser les inégalités de traitement, des pays en crise politique. Il faut prendre connaissance de l’aspiration populaire et de la réalité sur le terrain, pour ne pas se tromper sur la décision à prendre. Ce qui est valable ailleurs, ne l’est-il pas pour autant pour Madagascar ?

 

Excellences, Mesdames et Messieurs,

 

Toutes les conditions étaient réunies, le danger omniprésent pour une explosion sociale et un affrontement fratricide. A la différence de certains pays qui continuent à connaître des troubles, sinon des violences armées, et malgré toutes les restrictions économiques et sociales, ainsi que l’absence de soutien et d’aide de la Communauté Internationale, dont ils ont pâti ces dernières années, les Malagasy ne sont pas tombés dans le piège du conflit interne dont certains n’auraient pas hésité à profiter.

 

Et c’est avec une grande fierté nationale, que j’annonce du haut de cette tribune aujourd’hui, que Madagascar a pu éviter la guerre civile. J’affirme que ces conditions ont nécessité beaucoup de sacrifices, d'abnégation et d'humilité mais nous les avons surmontés par patriotisme.

Je réitère que malgré nos désaccords et nos divergences de points de vue, nous sommes parvenus à un règlement de nos conflits, en usant de toutes les voies de négociation. Et je remercie solennellement le Peuple Malagasy, qui est un Peuple pacifique, qui aspire à la paix, et dont le courage et la patience ont été sans pareils, dans cette résolution pacifique de notre crise politique.

Le Peuple Malagasy mérite un avenir meilleur. Désormais, les citoyens pourront exprimer librement leur choix, sur leur futur Dirigeant, à travers les urnes, lors des prochaines élections présidentielles, prévues se tenir le 25 octobre de cette année.

 

Excellences, Mesdames et Messieurs,

 

Madagascar entame désormais une nouvelle phase de son histoire.

 

J’adresse mes vifs remerciements à tous ceux qui, tout au long du processus de sortie de crise de Madagascar, nous ont accompagnés, et apporté leur soutien, durant cette période transitoire, en particulier la SADC, les Présidents successifs de la Troika de la SADC, l’Union Africaine, l’Union Européenne et les Nations Unies, ainsi que la COI, l’OIF et tous les pays amis sans exception. Sans oublier, ceux qui ont déjà fait part de leur entière disponibilité, à nous envoyer des observateurs internationaux.

Je renouvèle, par la même occasion, mon appel, en direction de vous tous ici présents, afin de venir renforcer les rangs de ces partenaires.

 

Excellences, Mesdames et Messieurs,

 

Nous sommes à la croisée des chemins. Les Peuples attendent des résultats concrets et tangibles. La question est : « est-ce que nous avons le courage et la sagesse, pour se sacrifier pour le bien de notre Peuple, pour éviter l’affrontement, pour éviter la guerre civile, pour que des innocents ne perdent plus leur vie, pour que celui ou celle qui est au pouvoir n’utilise plus des armes, ne fasse plus de la répression, afin d’éviter tout recours à la violence ». En tant que « Dirigeant », l’exercice du pouvoir requiert une prise de conscience, de notre humanité et de notre faillibilité. Et c’est le message que Madagascar, dans sa contribution au présent débat général, souhaiterait faire passer.

 

Excellences, Mesdames et Messieurs,

 

Le monde évolue à grande vitesse, les générations changent, et les Dirigeants ont le devoir de répondre aux attentes de la population, et de trouver une solution à leur bien-être.

En ce qui me concerne, pour débloquer la crise politique, j’ai tout mis en œuvre pour préserver l’unité nationale et les intérêts supérieurs du Peuple Malagasy, et je suis arrivé à la conclusion de ne pas me porter candidat, à notre prochaine élection présidentielle.

Et c’est sur cette note, et avec la phrase bien connue de l’écrivain anglais, James Freeman Clarke, que je voudrais conclure : « la différence entre le politicien et l’homme d’Etat est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second pense à la prochaine génération ».

Masina ny Tanindrazana ! (Que Dieu Bénisse notre Nation !)

 

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

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