Vendredi 21 février 2014 5 21 /02 /Fév /2014 22:31

Andry Rajoelina : pourquoi il ne brigue pas le poste de Premier ministre


 

Hôtel Carlton Anosy, 19h20. L’ancien Président de la Transition, Andry Rajoelina, a organisé un point de presse après avoir étalé au grand jour, l’infamie perpétrée par le nouveau Président et son équipe, a répondu aux questions de quelques journalistes. Voici les questions de notre consoeur Marie Audran de Radio France internationale :

 

 

Pourquoi renoncez-vous au poste de Premier ministre, alors que vous êtes proposé par le bureau du MAPAR ? Est-ce que vous avez reçu des pressions de la Communauté internationale ou est-ce qu’il y a d’autres raisons ? Qui le MAPAR va-t-il proposer pour ce poste et, une dernière question : comment le MAPAR se positionne-t-il par rapport au Président de la République ? Est-ce que vous allez passer dans l’opposition ? Voilà, merci.


 

" Pour le moment, je tiens à préciser que c’est le MAPAR qui a soutenu le nouveau Président de la République. Et ce qui m’étonne vraiment c’est : pourquoi, aujourd’hui, on se demande si le MAPAR sera dans l’opposition. Il faut le demander au Président de la République. C’est qui, aujourd’hui, qui prend le MAPAR comme ennemi ? Comme adversaire ? Est-ce que celui ou celle qui vous a soutenu, aujourd’hui, est l’adversaire d’hier qui est devenu votre ami aujourd’hui. Je pense que tout çà va en sens inverse.

Premièrement, concernant le poste de Premier ministre : vous savez, ce qui prime pour moi, c’est l’avenir de Madagascar. Ce n’est pas le Poste de Premier ministre. J’étais déjà Président de la Transition durant cinq ans, et je pense que je pourrai encore faire mieux pour développer Madagascar. Et je pense que Madagascar mérite un avenir meilleur. Madagascar doit être la vitrine de l’océan Indien, comme je l’avais toujours dit. Et j’y crois encore, malgré tous les problèmes que nous traversons aujourd’hui. Puisque, comme vous le savez, à Madagascar, la façon de faire de la politique… Aujourd’hui, les gens loyaux, les gens fidèles se font de plus en plus rares.

Et même, celui que vous avez soutenu, hier, nous prend comme ennemi ou adversaire. Aujourd’hui, vous n’arrivez pas à comprendre. C’est pour cette raison que je ne veux pas briguer le poste de Premier ministre. Parce qu’Andry Rajoelina travaille dans l’honnêteté, et surtout, comme je disais toujours : c’est l’Amour qui prime avant tout. L’Amour de la Patrie ! L’Amour que j’ai pour le Peuple malgache ! Et l’Amour que j’ai pour Madagascar.

Vous avez parlé de pressions internationales. Madagascar est un pays souverain. Les Malgaches ont décidé leur avenir, en votant pour les Députés. On entend dire comme quoi : oui, la Communauté internationale n’accepte pas telle ou telle personne -dont la Présidente de l’Assemblée nationale- pour occuper tel ou tel poste. Mais j’aimerai bien entendre, aujourd’hui, que la Communauté internationale n’accepte pas la Présidente de l’Assemblée nationale ! J’aimerai bien voir et comment pourrait-on dicter les personnalités qui devraient diriger ce pays. Ce sont des choses inacceptables.

Pour ma part -ce n’est pas MAPAR, notre parti-, ce sont les raisons qui m’amènent à ne pas briguer le poste de Premier ministre ".

Transcrit pas Jeannot RAMAMBAZAFY – 21 février 2013

 

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Andry Rajoelina : « Combien y-a-t-il de ministres Ump dans le gouvernement socialiste du Président Hollande ? »

   

 

Hôtel Carlton Anosy, 19h20. L’ancien Président de la Transition, Andry Rajoelina, a organisé un point de presse après avoir étalé au grand jour, l’infamie perpétrée par le nouveau Président et son équipe, a répondu aux questions de quelques journalistes. Voici les questions de notre confrère Bilal Tarabey de Radio France Internationale :

 

 

Au début des années 2000, le Président Chirac a gouverné avec le parti socialiste qui était majoritaire à l’Assemblée. Cela s’appelle la cohabitation. Dans le cas où, éventuellement, Monsieur le Président de la République déciderait de ne pas reconnaître son héritage du MAPAR, etc., est-ce qu’on peut considérer qu’on va entrer dans un régime de cohabitation ?



 

« Ecoutez, aujourd’hui, comme je l’avais dit tout à l’heure, c’est le MAPAR qui présentera le Premier ministre au Président. Donc quand on parle de cohabitation, aujourd’hui, on ne peut pas parler de cohabitation parce que c’est le MAPAR qui présentera le Premier ministre. Et le MAPAR ne va jamais trahir sa famille politique. Je ne sais pas, vous n’allez pas nommer un Premier ministre du camp adverse. On ne peut pas imaginer cela. Ce sont les autres qui font ce genre de pratique mais pas le groupement politique MAPAR. Donc, il n’y aura pas de cohabitation, surtout au niveau du Premier ministre.

Aujourd’hui, çà m’étonne beaucoup quand on demande, quand ont dit : oui, il faut gérer le pays ; il faut encore un gouvernement d’union nationale, etc. Mais on a tant souffert de tout çà pendant cinq ans ! Aujourd’hui, on nous dicte encore ce que nous devons faire ?! Cela dépend du Président si, lui, il décide autrement. Mais, à mon avis, aujourd’hui je pense -parce qu’on parle français- : dites-moi, il y a combien de ministres Ump qui gouvernent avec le nouveau Président François Hollande ? A mon avis, il n’y en a pas. Tout çà, ce sont des règles démocratiques. C’est valable en France et partout en Europe, et c’est valable aussi à Madagascar ! Si j’étais le Président de la République, je n’accepterai jamais les pressions venant d’ici et d’ailleurs.

Si j’ai accepté de gérer avec les autres mouvances politiques, c’est parce que je n’étais pas élu démocratiquement donc j’étais obligé. Mais, actuellement, le nouveau Président est déjà issu d’une élection. Donc on ne peut pas accepter de s’agenouiller sur les desiderata des partenaires ou de la Communauté internationale. Si on veut que Madagascar réussisse, il faut que nous tenions à notre souveraineté nationale. Et c’est ce que tous les Malgaches souhaiteraient aujourd’hui.

Merci. Misaotra antsika rehetra !

Mankasitraka, Tompokolahy, mankatelina, Tompokovavy.

Aza manahy ianareo amin’ny resaka Praiminisitra fa ny lalao mbola ho ela ».(Traduction libre : N’ayez aucune crainte concernant la question du Premier ministre car l’Histoire ne s’arrête pas là).

 

Transcrit pas Jeannot RAMAMBAZAFY – 21 février 2013

 

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Andry Rajoelina: «nous allons tous prier pour que le Président de la République me contacte»

 

Hôtel Carlton Anosy, 19h20. L’ancien Président de la Transition, Andry Rajoelina, a organisé un point de presse après avoir étalé au grand jour, l’infamie perpétrée par le nouveau Président et son équipe, a répondu aux questions de quelques journalistes. Voici les questions de notre confrère Manjaka Tsiresy de l’Agence France Presse :

 

 

Si demain le Président de la République vous recontacte pour rectifier le tir, qu’allez-vous faire ? Si, à l’inverse, il décide de se présenter en 2018, qu’allez-vous faire, vu qu’aujourd’hui vous avez la majorité à l’Assemblée nationale ?


 

« Ecoutez, si le Président de la République me contacte ? Je ne pense pas qu’il va me contacter. Parce que j’ai eu tant de promesses… Pour ne rien vous cacher, on s’est rencontré après la proclamation du résultat de la CENI-T, et on avait eu une réunion au Palais d’Ambohitsorohitra pour discuter de l’avenir du pays. Je l’ai félicité car, comme je le disais, l’impossible n’existe pas mais on peut toujours atteindre son objectif quand on a la Foi et la Confiance. Nous avons eu la Foi. C’est pour cette raison qu’il a été élu en tant que Président de la République.

On a discuté, à ce moment-là, du choix du Premier ministre. Qu’est-ce qu’il en pense, en tant que Président de la République ? Les membres du gouvernement : comme voyez-vous, comment voyons-nous exactement quel programme mettre en place pour développer Madagascar ? C’était déjà depuis pas mal de temps de cela. Si nous avions travaillé vraiment en toute confiance, à l’heure actuelle, le gouvernement aurait déjà été mis en place. A ce moment-là, il m’a dit : « Oui, Monsieur le Président, je vous rappellerai -c’était un mercredi- vendredi ou lundi ». Mais j’ai attendu, j’ai attendu… Les jours sont passés, les semaines sont passées et, aujourd’hui, nous sommes encore là.

Et vous me dites : si le Président de la République me contacte ? Nous allons tous prier pour qu’il me contacte. Pour discuter de l’avenir de ce pays.

Vous parler, aujourd’hui, de 2018. Et si le Président va encore se présenter aux élections de 2018 ? Mais nous sommes encore en 2014. Il y a encore 2015, 2016, 2017 (prononcé en bégayant). Et ce n’est seulement après que ce sera 2018 (grand bégaiement). C’est encore dans quatre ans, mon ami. Il se passera beaucoup de choses en quatre ans. C’est l’avenir qui nous dira ».

Transcrit pas Jeannot RAMAMBAZAFY – 21 février 2013

 

 

Par Andry TGV - Publié dans : Andry Rajoelina Acta non verba - Communauté : Andry Rajoelina en action
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